↬PartieA On considère l'application φ suivante : φ:⎩⎨⎧Rn[X]P⟶⟼Rφ(P)=∫01P(t)dt
Question 1
Vérifier que φ∈L(Rn[X];R).
Correction
On a : ∀λ∈R,∀(P1;P2)∈(Rn[X])2,φ(P1+λP2)=∫01(P1(t)+λP2(t))dt Soit : φ(P1+λP2)=∫01P1(t)dt+λ∫01P2(t)dt Ainsi, on en déduit que : φ(P1+λP2)=φ(P1)+λφ(P2) Donc, on a bien
φ∈L(Rn[X];R)
Question 2
Démontrer que imφ=R.
Correction
On sait que imφ est un sous espace vectoriel de R. Or R ne possède (de part sa structure de R-espace vectoriel) que deux sous espaces vectoriels : R et {0}. Or, imφ={0}, puisque par exemple φ(1)=∫011dt=1∈imφ. Donc, automatiquement, on en déduit que :
imφ=R
Question 3
Déterminer dim(kerφ).
Correction
On sait que : dim(Rn[X])=dim(kerφ)+dim(imφ)⟺n+1=dim(kerφ)+dim(R) Or, on sait que dim(R)=1, ce qui implique que :
n+1=dim(kerφ)+1⟺dim(kerφ)=n
Question 4
↬PartieB: On considère l'application ψ suivante : ψ:{Rn[X]P⟶⟼Rn+1[X]ψ(P)=Q telle que : Q(X)=∫0XP(t)dt Démontrer que imψ=Vect({Xi},i∈[[1;n+1]])
Correction
On sait que imψ est engendré par les images des éléments d'une base BRn[X] de l'ensemble de départ Rn[X]. Ainsi : imψ=Vect(ψ(BRn[X])) Or, une base élémentaire BRn[X] de Rn[X] est donnée par la base canonique suivante : BRn[X]=({Xi},i∈[[0;n]]) Ce qui implique que : imψ=Vect(ψ(Xi),i∈[[0;n]]) Soit encore : imψ=Vect(∫0Xtidt,i∈[[0;n]])<br/>⟺imψ=Vect(i+1Xi+1,i∈[[0;n]]) D'où, par changement d'indice : imψ=Vect(iXi,i∈[[1;n+1]]) Ainsi, à la constante i près (qui ne change rien sur le fait d'engendrer le sous espace vectoriel image imψ), on en déduit finalement la proposition de l'énoncé, à savoir que :
imψ=Vect({Xi},i∈[[1;n+1]])
Question 5
Démontrer que, ∀P∈Rn[X], on a : φ(P)=0⟺ψ(P)∈Vect({Xi(X−1)},i∈[[1;n]])
Correction
On a une équivalence (⟺) à démontrer, on va donc procéder en deux implications réciproques. ▼Sensdirect⟹ Soit ∀P∈Rn[X], on a : φ(P)=0⟺∫01P(t)dt=0⟺Q(1)=0⟺ψ(P(1))=0 Ainsi ψ(P)) est un polynôme qui admet 1 comme racine. Cependant, la définition même de ψ, 0 est également une racine. Donc on va pouvoir écrire que ψ(P)∈Rn+1[X] est nécessairement de la forme suivante : ψ(P(X))=X(X−1)×P(X)avec:degP⩽n−1 Or, comme P∈Rn−1[X] alors on peut écrire que : ∃(λ0;λ1;...;λn−1)∈Rn,P(X)=k=0∑n−1λkXk Ce qui implique que : ψ(P(X))=X(X−1)k=0∑n−1λkXk⟺ψ(P(X))=k=0∑n−1λkXk+1(X−1) Donc, en posant k=i−1, on en déduit que : ψ(P(X))=i=1∑nλiXi(X−1) On ne change pas l'indice de λi car c'est un scalaire. Donc, on obtient : ψ(P)∈Vect({Xi(X−1)},i∈[[1;n]]) ▼▼Sensindirect⟸ Supposons que : ψ(P)∈Vect({Xi(X−1)},i∈[[1;n]]) Donc cela signifie que : ∃(λ1;λ2;...;λn)∈Rn,ψ(P(X))=k=1∑nλkXk(X−1) Ainsi : ψ(P(X=1))=0⟺Q(X=1)=0⟺∫01P(t)dt=0 Ce qui nous permet d'écrire que : φ(P)=0 ⇆Conclusion: On vient donc de démontrer que, ∀P∈Rn[X], on a :
φ(P)=0⟺ψ(P)∈Vect({Xi(X−1)},i∈[[1;n]])
Question 6
En déduire une base de kerφ.
Correction
Comme on a : ψ(P(X))=∫0XP(t)dt Cela implique que : dXdψ(P(X))=P(X) Or, on a : P∈kerφ⟺dXdψ(P(X))∈kerφ Mais, on peut écrire que : dXdψ(P(X))∈Vect({dXd[Xi(X−1)]},i∈[[1;n]]) Soit : dXdψ(P(X))∈Vect({iXi−1(X−1)+Xi},i∈[[1;n]]) Donc la famille {iXi−1(X−1)+Xi},i∈[[1;n]] est génératrice de kerφ, et cette famille est de dimension n. Or on sait, d'après la question 3. de la \textbf{Partie A}, que n=dim(kerφ). Ainsi, on peut écrire que : dim(kerφ)=dim({iXi−1(X−1)+Xi},i∈[[1;n]]) En conclusion, on en déduit que la famille {iXi−1(X−1)+Xi},i∈[[1;n]] est une base de kerφ :
Bkerφ=({iXi−1(X−1)+Xi},i∈[[1;n]])
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